Pour ceux que ça intéresse, il reste une place à prendre en Ligue des Champions. Bordeaux, Lens ou Rennes. Ils sont trois pour obtenir le précieux sésame après Lyon et Marseille, ce week-end. Trois à se battre pour une compétition où les clubs français se couvrent systématiquement de ridicule... Finalement, la question se pose : le championnat a-t-il encore un intérêt pour le (télé)spectateur ?
Malgré une piètre sortie en Ligue des Champions face à la Roma, cela fait bien longtemps que l'on sait que
l'Olympique Lyonnais va porter les "honneurs" de la France en C1, la saison prochaîne. Avant cette avant-dernière journée de championnat, le suspense résidait donc à savoir qui allait accompagner les Gones à l'échaffaud.
C'est finalement
Marseille qui, à l'issue de sa victoire à Saint-Etienne (2-1), vient de s'assurer la seconde place qualificative pour la prestigieuse compétition. Cela faisait 4 ans que les Olympiens n'avaient pas posé les crampons en Ligue des Champions. Une compétition qui rappelle bien évidemment aux Provençaux la victoire de 1993 face au Grand Milan.
Mais vu la déliquescence du championnat de France, on n'imagine pas comment Lyon ou Marseille pourrait sauver l'honneur tricolore dans la compétition...
Ce n'est pas
Bordeaux, quatrième, au coude à coude avec
Lens, qui dira le contraire. Les Girondins ont été purement et simplement pitoyables en C1 cette saison, se faisant sortir dès le 1er tour. Pour y arriver, les Bordelais devront faire un bon résultat lors du derby de la Garonne à Toulouse en espèrant que Lens ne gagne pas à Troyes.
Les Sang et Or sont actuellement troisièmes et se déplaceront pour cette dernière journée chez les relégués de Troyes (accompagné par Sedan et Nantes).
Enfin,
Rennes pourrait apporter une bonne dose de fraîcheur parmi des prétendants peu enthousiasmants. Les Bretons se déplacent à Lille. Lille, vaillament sortie par Manchester en C1, Lille en pole position derrière Lyon en championnat durant la moitié de la saison, et Lille qui s'est mystérieusement effondrée au point de terminer 10ème ! Stade indigne d'une L2, joueurs prétentieux et démotivés par les "bas" salaires du club, absence de ferveur populaire... Le club des Flandres aura quand même fait illusion 4 ans. Les Bretons ne devraient avoir aucun mal à ridiculiser une dernière fois les Dogues sur leur pelouse.
Quoi qu'il en soit, quand on voit le niveau des clubs français en coupe d'Europe, on a des doutes sur l'intérêt de cette compétition. Aucun club en 1/2 finale, un jeu qui, comparé aux autres équipes européennes, est tout bonnement pitoyable, des joueurs qui s'échappent toujours plus à l'étranger, une moyenne de buts en chûte libre, des stades désuets qui attirent peu de monde...
Plus que jamais, pour voir du foot, il faut se tourner vers l'Espagne, l'Angleterre ou l'Italie. On n'ose même pas imaginer une troisème coupe d'Europe tricolore la saison prochaîne...
David Fincher, c'est avant tout Seven. Quand l'ancien responsable des effets spéciaux du Retour du Jedi, de l'Histoire sans fin ou d'Indiana Jones a repris ce thème du Serial Killer autour des 7 pêchés capitaux, on ne pouvait que crier au génie.
12 ans plus tard, après un autre gros succès descendu par la critique et adoubé par le public - Fight Club -, David nous livre un autre thriller façon... horoscope : Zodiac.
Le scénario reprend l'histoire vraie d'un jeune dessinateur de presse au San Francisco Chronicle, Robert Graysmith, qui se met en tête de capturer le "Jack L'eventreur" de San Francisco, un mystérieux Serial Killer en manque de reconnaissance médiatique qui se fait appeler Zodiac. Zodiac est un sadique, un vrai. Il tue pour le plaisir et envoie des messages codés aux médias pour qu'ils les publient sous peine de tuer encore plus d'innocents.
Bref, une bonne matière pour faire un film culte sur un personnage mythique du Panthéon des sérial killer US. Las, après 2h37 de visionnage, on ne peut que constater que la montagne a accouché d'une souris.
Une enquête interminable
Là où Seven était enveloppé d'une ambiance unique et particulièrement glauque, Zodiac se perd dans les méandres d'une enquête policière interminable. Seven nous gratifiait d'un univers unique en son genre et si particulier à David Fincher. Zodiac nous ressort les ficelles classiques d'un thriller sans âme ni émotion. Là où Seven mettait magistralement en scène la violence et le sadisme de son personnage principal, Zodiac se contente d'images pudiques et trop peu nombreuses pour que l'on soit réellement fasciné par cet Elizabeth Teissier du meurtre...
Quant aux acteurs, ils ne sauvent pas un scénario caractérisé par des dialogues convenus et stéréotypés qui nous plongent pendant presque 3 h au mieux dans une agréable torpeur, au pire dans un profond ennui. Seul le personnage de Paul Avery en journaliste à lunettes névrosé, alcoolique et toxico apporte un peu de ce piment dont le film a tant besoin.
Inspiré des thrillers des 70's
Fincher affirme volontiers que Zodiac s'inspire directement des longs thrillers d'investigation des années 70. Attention louable s'il en est. Mais pour faire du neuf avec du vieux, il faut une dose d'audace que le réalisateur de Fight Club n'a pas osé...
Mais bon, la presse est dythirambique (sauf Télérama).
"Faites long, faites chiant", disait un ancien directeur du Monde à ses journalistes. Fincher a fait long. Fincher a fait chiant. Fincher va plaire à une tranche de cinéphiles et de critiques nostalgiques d'un certain type de cinéma. On ne pourra pas critiquer Zodiac sans passer pour un inculte. Tant pis. Avec une telle matière, Fincher pouvait faire mieux. On ne demandait pas la lune à Zodiac, mais juste un peu plus de soleil dans une mise en scène plate comme un horoscope de Télé 7 Jours...